Lorsque nous avons constaté un désengagement progressif de la part du club sur les deux dernières saisons, nous n’avons rien dit.  
Lorsque ce désengagement s’est grandement fait ressentir sur nos conditions salariales cette saison, nous n’avons rien dit.
Lorsque nous avons dû partager les locaux et renoncer au vestiaire principal du bâtiment féminin au profit de l’équipe réserve masculine ; bâtiment pourtant subventionné, entre autres par la région, afin de promouvoir le football féminin, nous n’avons rien dit.
Toutes les joueuses qui constituent cette équipe aujourd’hui et qui l’ont constituée auparavant se sont toujours battues sur le terrain pour faire monter et maintenir ce club au plus haut niveau du football féminin français.
Cette saison notre effectif a une fois de plus rempli sa mission, en se battant durement et jusqu’à la dernière journée pour obtenir le maintien en Seconde Ligue.
Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous taire.
Malgré tous ces efforts, il semblerait que notre section féminine soit actuellement sous la menace d’une relégation administrative en D3 voire même en R1.
Une décision que nous jugeons profondément injuste pour les joueuses, le staff et toutes les personnes qui ont œuvré autour de l’équipe. Elle mettrait en péril le statut professionnel des joueuses de l’équipe première, le futur de nos équipes jeunes et les espoirs de la section de perdurer au niveau national.
Nous tenons à rappeler que cette situation ne résulte ni d’un échec sportif, ni d’un manque d’investissement de notre part.
Aujourd’hui, nous souhaitons exprimer notre tristesse, notre colère et notre sentiment d’abandon face à une décision sur laquelle nous n’avons aucune prise.

 

Les joueuses de l’équipe de Seconde Ligue

Dagbovi Desiré