Déçue mais pas résignée après le match nul et vierge 0-0 face à Rodez, la coach du Stade de Reims, Amandine Miquel a dressé une analyse à chaud pragmatique et sans langue de bois.

 

Coeurs de Foot - De la frustration au sortie de ce match et de ne pas avoir marqué surtout ?

Pas forcément, on a eu ce qu'on attendait, une équipe difficile à passer, qui défend bien, avec beaucoup de coeur et d'énergie. Beaucoup d'engagement aussi, on peut le noter.

On n'a pas réussi à les mettre en danger, en réalité, il n'y a pas eu de moments où elles ont vraiment eu de problèmes. A partir de là marquer un but c'est difficile.

 

Coeurs de Foot - Est-ce que le retour de trêve internationale à joué dans la tête de vos joueuses ?

(Elle réfléchit brièvement) Pas forcément, car celles qui sont parties [en sélection] ont du rythme, il n'y a eu aucune lésion, elles ne sont pas parties très loin contrairement à d'autres fois...

Oui on a eu un peu moins de temps pour travailler, bien évidemment, certaines n'ont repris que jeudi avec le groupe. Donc pour faire le point sur le match de Rodez, c'est court, mais je ne pense pas que ça explique le match nul. Elles savaient ce qu'elles devaient faire, on l'a fait, mais pas assez souvent et pas suffisamment bien ou vite ou propre techniquement pour les mettre d'avantage en danger. On n'a pas réussi à passer dans leur ligne de 5 [mètres] derrière.

 

"On ne peut pas faire le faire à leur place"

 

Coeurs de Foot - Est-ce que c'est votre milieu de terrain aujourd'hui, qui a failli à son devoir ?

Les côtés, les milieux, partout en fait (sourire nerveux).

Non pas forcément, car on voulait changer de côté, par moment on s'est trop entêté sur un couloir, mais à d'autres moments ça venait des latérales, et non des milieux, puisqu'elles étaient disponibles [nos milieux], mais pas servies... Il y a eu les latérales et les milieux qui n'ont pas fait les choix propices pour déséquilibrer l'équipe de Rodez.

Après c'est comme tout, on peut voir des choses sur le papier, on ne peut pas faire le faire à leur place. Des fois elles le font bien, contre Soyaux cela avait bien fonctionné ce qu'on voulait mettre en place. Là contre Rodez elles l'ont fait trop par intermittence, ou en tout cas elles ont pris les solutions les plus simples, qui étaient autour d'elles, et Rodez bloque bien tout ce qui est solutions proches, donc on n'a pas réussi à passer entre leur maille.

 

"Ca ne circulait pas assez vite"

 

Journaliste - C'est techniquement qui vous a empêché entre guillemets de développer votre jeu et peut-être que le ballon ne partait pas assez vite des pieds, ne circulait pas assez vite ?

Oui tout à fait, ça je suis d'accord, ça ne circulait pas assez vite et derrière la dernière passe, il y a eu tout le temps [soit] un peu trop devant, un peu trop derrière. Les deux/trois situations de frappe qu'on a, c'est plutôt des remises à la gardienne qu'on fait.

On avait pas grands choses, et le peu qu'on a, on ne l'a pas fait de façon assez intense pour faire mieux [au tableau d'affichage]. Le match nul il est normal, c'est justifié (blanc).

 

Journaliste - Maintenant il faut aller à Fleury ?

Oui il faut aller à Fleury, avec plaisir (léger sarcasme) vendredi soir.

 

Journaliste - Cela change quelque chose que ça soit programmé vendredi soir à 21h avec la semaine qui arrive ?

Oui, car ça fait une séance en moins, si on part sur des temps de récupérations normaux. Ce qui change énormément c'est que ça ne jouera sur le synthétique de Fleury, mais sur le terrain herbe de Bondoufle et nous on préfère les synthétiques, donc on va faire avec.

Ce n'est pas la meilleure période pour jouer sur de l'herbe, mais on va s'adapter, on va s’entraîner toute la semaine sur l'herbe, comme on a beaucoup de terrains herbes ici (au centre d’entraînement Raymond Kopa de Reims, ndlr). Je remercie le club (sourire).

Dounia MESLI