Jean-Luc Vasseur s'est présenté en conférence de presse en compagnie de la milieu japonaise Saki Kumagai. L'occasion pour eux de revenir sur la rencontre mais également d'évoquer la finale qui les attend ce dimanche face à Wolfsburg.

 

Journaliste - C'était un vrai combat ce soir ?
J-L.V - Oui j'aime bien le terme combat. C 'est un match âpre, dur, un match de haut niveau avec des bonnes équipes, avec un PSG très proche de nous comme vous l'avez souligné, et mes joueuses ont rendu une copie parfaite sur le plan de la combativité, sur le plan tactique et ont réhaussé leur niveau de jeu. Et je trouve que notre équipe monte en puissance.

Journaliste - Quatrième victoire contre le PSG. La plus indécise ?
J-L.V - Elles sont toujours toutes très délicates, j'ai l'impression que le PSG féminin... Dans les archives, je crois qu'il y a eu un match à Cardiff en 2017 où ça s'est fini aux penalties et on l'avait remporté. Aujourd'hui, gagner cette demi-finale 1-0 c'est difficile. Ca fait 4 fois contre Paris, et 4 fois une issue favorable, on en est ravis car ce n'est jamais facile. On a toujours l'impression d'être très très près, mais au final, c'est l'OL qui a remporté cette demi-finale.

5e finale consécutive, toujours la soif de titres ?
J-L.V - C'est une soif de titres sans fin, c'est ce que je ressens au quotidien. Je le découvre encore là dans les vestiaires en train de savourer et célébrer leur victoire. On le savoure parce que ca a été dur, âpre, et à la finalité on l'a remporté et on est en finale. Maintenant, on va récupérer, travailler sur notre équipe. Elles sont toujours avides de succès, soif de victoires et je ne l'ai jamais vu auparavant.

Journaliste - Ce match s'est joué sur la maitrise des nerfs, on peut dire que l'expérience a parlé ce soir ?
J-L.V - On peut le dire, il y  a une petite ombre sur ce match c'est la perte de Nikki [Parris]. On parlait de la gestion de l'émotion, mais ce fight british montre qu'elle en a, elle n'a pas su ne pas l'avoir pour ne pas aller s'engager sur la gardienne. On était a quelques secondes du changement avec Eugénie [Le Sommer]. On aurait pu mieux gérer cette fin de match, qui aurait permis d'avoir une meilleure gestion de cette fin de match, c'est la seule ombre au tableau.

Journaliste - Sur l'arbitrage dans ce match
J-L.V - Sur les stats, il y a eu 17 fautes pour Paris et 11 contre l'OL; J'ai eu déjà des retours sur des décisions qui auraient pu être prises en notre faveur, on a reçu aussi un carton rouge. La certitude qu'il y ait un but pour nous sur cette faute et cette expulsion est infime. En regardant le match, tout le monde régulera un petit peu son point de vue.

Journaliste - Sur l'intégration de Sara Björk Gunnarsdottir
J-L.V - Il n'y a pas qu'elle qui a fait une intégration express et on en est ravis. Il y a Sakina [Karchaoui] aussi qui a joué ce soir, Ellie [Carpenter] qui est une très bonne joueuse également. Elles ont plutôt bien chanté elles ont mis l'ambiance, on parle le même football, grosse détermination de venir se nourrir de la mentalité et de l'exigence de Lyon. D'aller chercher ce qu'elles voulaient trouver ailleurs et qu'elles n'avaient pas, gagner des matches et des titres. Sara peut mieux faire avec son volume de jeu. C'est peut-être une motivation supplémentaire car elle jouera contre ses anciennes coéquipières.

Coeurs de Foot - Est-ce que vous avez fait le plus dur en vous qualifiant face au PSG ?
Saki Kumagai - Non je pense pas, même si c'était dur. C'était un match difficile mais on a gagné. On peut être fières, car on est en finale donc je ne pense pas non.

J-L.V - On s'attend à ce que ça soit dur, c'est une troisième finale contre Paris. La fatigue s'installe donc c'est des paramètres qu'il faut prendre en compte. Mes joueuses ne se mettent pas de limite, on va récupérer et on est ravis de faire cette finale.

Journaliste - Sur l'absence de Nikita Parris en finale
J-L. V - Vous avez tout dit. On a déjà commencé à réflechir, c'est notre job avec mon staff, on s'est déjà plongé et on a regardé le match d'hier (ndlr : Wolfsburg/Barcelone). A nous de trouver, encore une fois, des astuces pour trouver une grande efficacité pour pallier a l'absence de Nikita. On a des joueuses fraîches et jeunes.

Journaliste - Sur la prestation de Sakina Karchaoui
Saki a été très bonne aussi (sourire). Elle est déjà très très proche de certaines, elle parle français donc ça a facilité l'intégration. Elle ne pouvait pas disputer la coupe de France parce que l'avait déjà joué avec Montpellier mais j'ai trouvé qu'elle avait parfaitement répondu au match. Elle est latérale gauche en Equipe de France et elle le deviendra peut-être à l'Olympique Lyonnais. Ce soir, elle m'a plutôt satisfait.

Coeurs de Foot - Sur les coups de pieds arrêtés
S.K - Oui bien sur, Wendie est capable de mettre la tête, offensivement et défensivement. Pour nous les coups de pieds arrêtés sont une force et Wendie est très important pour nous [dans ce domaine]

J-L.V - Saki a marqué lors du match [de championnat] sur un coup de pied arrêté, au Groupama Stadium. Récemment, Kadeisha [Buchanan] a marqué de la tête. C'est une arme, c'est le football moderne et aujourd'hui, on a cette force supplémentaire pour marquer nos buts.

Journaliste - Sur le fait de jouer avec Sara Björk Gunnarsdottir, au détriment d'Amandine Henry
S.K - Oui aujourd'hui j'ai joué avec Sara, on a bien préparé bien sûr, donc oui je n'ai pas eu d'hésitation parce que je connais Sara, Avec amandine c'est différent mais je n'ai eu aucune hésitation ce soir.

J-L.V - Saki parle allemand aussi (grâce à son passage à Francfort), donc en terme de communication, elles peuvent parler ensemble

Journaliste - Une épopée européenne spéciale ?
S.K. - Oui c'est très difficile pour nous, c'est la première fois. On a pu gagner et la finale se jouera sur un seul match donc on va bien se préparer pour.

Dounia MESLI