Auteure de l'unique but pour la victoire des Bleues U23 face au Portugal ce lundi 9 avril à Clairefontaine, la joueuse du Stade de Reims, Noémie Mouchon a répondu à nos questions après le match.

 

Coeurs de Foot - C'était un match difficile, avec votre but qui arrive au bout du suspense, sur le fil ?

On était face à une équipe du Portugal bien en place, donc il fallait trouver les failles offensivement. On a réussi à bien les fatiguer, on a vu qu'en deuxième mi-temps il y avait plus d'espaces, dans la profondeur notamment, donc ça fait plaisir qu'on gagne aujourd'hui, on termine bien la saison.

 

CDF - Ton changement avec Naomie Feller a vraiment apporté un peu plus de vitesse, et on a le sentiment que c'est ça qui manqué et qui a débloqué le match ?

On est deux joueuses de profondeur et de percussion, donc on essaye d'amener un maximum de danger offensivement, et ça a payé donc tant mieux.

 

CDF - Vous avez été décisive lors de vos trois derniers matches avec Reims, qu’est-ce que ça vous fait d’avoir un rôle aussi important au sein de votre - nouvelle - équipe ? 

(elle réfléchit brièvement) Je prends match après match, j'essaye d'être performante avec l'équipe, car je reste une attaquante, donc mon rôle c'est de marquer des buts.

Ça fonctionne cette saison, plus j'enchaine les matches et plus je suis performante, donc je suis contente et j'espère que ça va continuer.

 

CDF - Vous aviez été décrite par Reims comme la « nouvelle arme offensive stadiste ! » est-ce que vous ça vous a mis de la pression ou justement une belle responsabilité en perspective à prendre ? 

(légers rires) Non je n'ai pas de pression, comme j'ai dit je prends match après match. Je suis décisive pour l'équipe tant mieux, si je ne le suis pas, je me remettrais en question pour le prochain match, mais il n'y a pas de pression à avoir.

 

CDF - On a le sentiment d'un oeil extérieur, que vous êtes ou étiez une joueuse assez réservée ? Et on a remarqué justement que sur ces derniers matches, que vous avez quand même montré beaucoup de choses, on voyait que vous étiez heureuse d'apporter à votre équipe.

Oui c'est sur (sourire). Je ne montre pas trop ce que je ressens. Je me suis libérée au fur et à mesure de la saison.

 

CDF - L’apport de Amandine Miquel a été prolifique pour vous remettre en question ? On a le sentiment qu’elle vous a débloqué, mis en confiance ?

Oui je pense, car c'est une coach, qui fait confiance aux jeunes, surtout en terme de temps de jeu, elle en donne beaucoup, donc je pense qu'on doit continuer ainsi, et voir [où ça va mener].

Oui c'est ça, c'est une coach qui fait confiance à ses joueuses, qui nous met à l'aise.

 

CDF - Comment expliquez-vous vos difficultés à vous être imposée dans les sélections jeunes avec les U20/U19/U17/U16 ? 

Si je suis ici en U23 c'est que je mérite, on a toute notre place [dans les sélections].

Pour les sélections plus jeunes, c'est compliqué de dire ça [que je ne me suis pas imposée] car nous n'avions pas de compétitions officielles dû au covid, nous n'avions fait que des matches amicaux. C'est ce qui a été dur.

 

CDF - Vous étiez une joueuse de D2, aujourd’hui on a vraiment le sentiment que vous êtes une joueuse de D1, à un but d'égaler votre record de buts en D2 avec le LOSC (9 buts) ?

L'année passée je n'étais pas forcément en confiance et je me suis dit qu'en allant à Reims j'allais aborder une saison neutre. C'est ma première saison en D1, donc pas de pression, je montre mes qualités et ça paye.

 

CDF - Est-ce qu’il y a eu une remise en question justement de votre part avant de débuter cette saison en D1 ?

Oui bien sûr, avec mon changement de club forcément il y a une remise en question. Après ce n'est pas facile, car c'est une [autre] pression en D1, donc on peut se mettre une pression, mais moi je prends chaque match comme il vient.

 

CDF - L’équipe de France A c’est un objectif ? Comment vous vous projetez ? 

Oui je pense que pour toutes les filles ici, l'objectif c'est un jour d'intégrer l'équipe de France A. Cela passe par le travail on le sait toutes, il faut être patientes, ce qui arrivera, arrivera.

 

Photo : Romain Biard/Icon Sport

Dounia MESLI