Écartée de la liste des 23 pour l’Euro 2025 en Suisse, Kenza Dali a brisé le silence dans un entretien au Guardian, dénonçant une mise à l’écart sans explication claire de la part du sélectionneur Laurent Bonadei.

La milieu de terrain de San Diego Wave, âgée de 34 ans, affirme avoir interrogé le coach sur les raisons de sa non-sélection : âge, performances, comportement, sans obtenir de réponse concrète. “Ce n’était ni l’un ni l’autre”, rapporte-t-elle, évoquant un appel de cinq minutes. La seule justification : “C’est une décision pour l’équipe nationale.”

Dali, figure de leadership au sein des Bleues, rappelle son implication dans les négociations de la nouvelle convention et sa régularité sur le terrain. “Je suis encore celle qui court le plus à chaque match”, souligne-t-elle, rejetant l’argument de l’âge comme non fondé.

Elle confie sa douleur face à une décision qu’elle juge irrespectueuse : “On nous a utilisées pour construire, pour négocier… et une fois signé, on nous met de côté.” Elle évoque aussi les promesses non tenues du sélectionneur concernant sa place dans le groupe et la possibilité de retrouver sa famille via les rassemblements.

Aujourd’hui, Dali canalise sa frustration dans un nouvel objectif : remporter la NWSL avec San Diego. Mais son témoignage, à l’instar de ceux de Wendie Renard et Eugénie Le Sommer, interroge sur la gestion humaine au sein de l’équipe de France.

 

 

Agbémégno DAGBOVI