En conférence de presse, Jean-Luc Vasseur et Amel Majri ont eu la victoire humble, face au Bayern 2-1. Qualifiés en demi-finale, il faudra à présent se défaire d'un Paris Saint-Germain de plus en plus préparé et aguerri dans sa philosophie de jeu.
Journaliste - Surpris par l'intensité mise par le Bayern ?
Jean-Luc Vasseur - C'est un quart de finale de Champions League, on savait qu'il y aurait beaucoup d'engagement, de l'intensité, le Bayern c'est une équipe qui n'est pas là par hasard, et c'était un match sur un terrain neutre, à huis clos, sur un seul match [pas d'aller/retour, à cause du covid]. Aujourd'hui on est satisfait parce qu'on passe ! C'est le plus important.
Amel Majri - On dit souvent que les Allemandes sont fortes mentalement, et ça a été le cas. On sait que c'est très important pour la suite de passer ce genre d'adversité.
Journaliste - Quelles ont été les faiblesses de l'OL ?
J.-L. V. - Nos forces ont été de s'appuyer sur une défense solide, sur l'ensemble de l'équipe et nos forces ont été de marquer deux buts. Après c'est un match de Champions League, face à une équipe redoutable, invaincue, je crois sur les derniers mois, qui avait terminé son championnat fin juin et qui venait ici avec la certitude de nous faire trébucher, l'ogre lyonnais, donc on s'en sort pas trop mal.
Les faiblesses tout le monde on a.
Coeurs de Foot - Vous avez eu beaucoup de mal à vous défaire du Bayern sur ce match, comment vous expliquez le manque de joueuses offensives dans la surface de réparation adverse, est-ce que c'est pour éviter le hors-jeu ou vos joueuses comptent sur la percussion pour prendre l'adversaire à revers ?
J.L.-V. - Ce sont des matches de haut niveau, ce ne sont pas les matches de championnat de France, courant, sans vouloir manquer de respect à nos adversaires de D1. On avait encore une fois une équipe bien préparée en face, qui a mis beaucoup d'impact, et les détails étaient importants.
Bien sûr on souhaite toujours gagner avec la manière, mais il faut être pragmatique et se contenter de gagner. Comme ça s'est préparé [avec la covid], je trouve que le plus important c'était de passer cette difficulté, Amel en a parlé, la mentalité allemande, la force mentale, a part le but [du Bayern, sur coup franc direct] qui est une erreur technique, tout allait bien, mais ça peut arriver à tout le monde [de faire des erreurs].
Hormis cela les filles ont répondu sur l'aspect physique, tactique et offensif, et c'était le plus important.
Journaliste - Amel vous avez dit en interview à l'UEFA, que Lyon doit faire beaucoup mieux dans le jeu, qu'entendiez-vous par là ?
A. M. - On peut faire beaucoup mieux, dans nos déplacements, les mouvements, on l'a vu contre la Juventus aussi (en tournoi amical Veolia, la semaine qui précédait, victoire 3-0), qu'il faut savoir répéter les efforts, même si le contexte est spécial [avec la covid]. J'espère qu'on va exploiter un peu plus nos qualités pour la suite.
Journaliste - Sur la sortie d'Amandine Henry, au coup d'envoi de la seconde mi-temps
J.-L. V. - Amandine a ressenti une douleur au mollet a 7 minutes de la fin de la première mi-temps, mais elle est restée et à serré les dents, pour laisser le temps à Sara [Bjork Gunnarsdottir] de s'échauffer comme il faut, on n'a pas pris le risque, car y'a encore un tour et on espère deux jusqu'à la fin. Mais Sara a très bien fait le travail également.
Coeurs de Foot - Vous allez affronter une équipe que vous connaissez bien en demi-finale, le PSG, c'est une bonne chose, c'est un bon adversaire avant d'accéder à la finale, ou ça peut-être un match piège ?
J.-L. V. - J'aurai préféré que les deux équipes se rencontrent en finale de Champions League, tout comme pour les masculin aussi (sourire, les masculins ont été éliminés en demi-finale de Champions League par le Bayern, 3-0, alors que le PSG ira en finale contre le club allemand).
Ce sont toujours des matches difficiles, ce sont des rencontres récurrentes, il faut qu'on récupère, qu'on en tire des enseignements, ça reste un match de Champions League, c'est ce qui nous anime, c'est ce qui nous permet d'aller plus loin, plus fort.
Journaliste - A quel point c'est difficile de préparer un match contre le PSG, de les surprendre ?
J.-L. V. - Car on se connait par coeur (rires)
Journaliste - On peut imaginer quelque chose de nouveau ?
J.-L. V. - On ne va pas révolutionner les choses non plus, car il y a très peu de temps [pour préparer ce match, (qui se jouera le 26 août, ndlr)], il faut se soucier de nous c'est le plus important, on est en capacité de pouvoir nous améliorer, c'est un axe de travail, mais c'est surtout nous d'abord, et après on aura à se confronter à Paris.
On sait que ça sera très compliqué comme confrontation, ça dépendra de notre état de forme, de notre jeu, je pense que ça va s'améliorer et je pense qu'on aura des possibilités [de l'emporter] pour cette demi-finale.
Coeurs de Foot - Amel on t'a vu très déterminée à l'échauffement, c'était ton match ce soir contre le Bayern (Amel Majri a inscrit le but de la victoire pour Lyon, sur un coup franc direct 2-1) ?
Amel Majri - C'est votre ressenti, j'essaie de me concentrer au maximum, oui et non [c'est mon match], on est toutes concernées par l'évènement. J'ai essayé de répondre présente tout le long du match !
