Les tricolores jouaient leur 1er match de poule face à l'Angleterre sur la pelouse du Moncton Stadium. Nous avions prévu un match fermé et stressant, nous avons été servi !

 

Une 1ere mi-temps en manque de rythme
Dès le coup d'envoi, les françaises vont confisquer le ballon sans pour autant se montrer très dangereuses dans leurs offensives. Il faut dire que les anglaises ont prévu le coup et jouent à la fond la carte de la défense très compacte. Un cran en-dessous techniquement, les "whites" multiplient les fautes, mais on sent que la pression paralyse le système de jeu français et les joueuses ont du mal à se trouver. C'est donc sur un faux rythme imposé qu'il va falloir chercher la faille ! Encore faut-il soigner le dernier geste... Comme trop souvent depuis quelques matches, les attaquantes vont manquer cruellement de réussite devant les cages britanniques.
Un peu avant la demi-heure de jeu, Eugénie Le Sommer libère la France en inscrivant un superbe but qui va quelque peu assommer les Three Lionesses.
A la mi-temps, la France mène 1 à 0 et dans les vestiaires, Philippe Bergeroo va sûrement rappeler à son équipe pourquoi il est si important de "tuer le match" quand on rêve d'atteindre le sommet du football.

<script>

 

Conforter son avance, une obligation ?
En ce début de 2nd période, c'est l'Angleterre qui va prendre la possession de balle à son compte, mais sans se montrer très dangereuses. L'équipe de France va rapidement inverser la tendance et se procurer quelques occasions dont certaines auraient mérité meilleure issue.
L'entrée en jeu de Kenza Dali et Elise Bussaglia feront-elles la différence ? En face, Mark Sampson décide de changer sont système de jeu en positionnant 3 attaquantes.
Cela va-t-il ouvrir des espaces pour scorer à nouveau ? Nous sommes beaucoup à l'espérer car, le match devient ennuyeux...
Résolument décidé à lancer l'offensive, le coach français choisi de faire rentrer Claire Lavogez. La situation est un peu affligeante, les échanges sont si brouillons que l'on commence à penser au pire : un hold-up dans le temps additionnel. A l'image de cette action, portée par le jeune Fran Kirby, stoppé par un tâcle de Laure Boulleau. Même si elles dominent la plupart des secteurs de jeu, un match nul ne serait pas totalement irréel, mais heureusement le coup de sifflet final retenti dans le petit stade Acadien.

Bilan
Une victoire, c'est un 1er pas vers la finale, mais avec un peu plus de réussite et d'application, c'est toujours mieux. D'autant plus que c'est une équipe Anglaise timorée qui a eu beaucoup de mal à construire dans le secteur offensive qui nous a fait face. Cette fois-ci, ça passe et tant mieux, nous avons tous envie de voir la France aller très loin. Pourtant, lorsqu'il faudra affronter USA ou l'Allemagne, jouer avec le feu et ne pas les crucifier à coup de but pourrait nous laisser un goût d’amertume au terme du temps réglementaire...
Ma note : 6/10

Koralee Cano
Crédit média : BBC - Sport'N'Pics

Dounia MESLI