Premier match du groupe E (composé également du Brésil et de la Corée du Sud) entre deux formations qui participent pour la première fois à une phase finale de Coupe du Monde.

La Roja (14è au classement FIFA) part favorite contre le Costa Rica (37è au classement FIFA).

 L’Olympic Stadium de Montréal voit s’opposer deux créatrices et capitaines respectives de leur nation, Vero Boquete pour l’Espagne et Shirley Cruz pour le Costa Rica.

Les Espagnoles avec un style de jeu court dans l’intervalle et fait de vitesse dans la transmission de balle. Le Costa Rica, de son côté, en bloc compact et bas, prêt à jaillir en contre-attaque.

Salome DI IORIO, arbitre Argentine de la rencontre donne le coup d’envoi de la première période.

 

La Roja s’installe dans la moitié de terrain adverse et fait circuler le ballon, tandis que le Costa Rica se contente de jouer bas et de laisser le moins d’espace possible entre chaque ligne.

L’Espagne, sur leur véritable première incursion dans la surface du Costa Rica, ouvre le score à la suite d’un coup de pied arrêté tiré en deux temps, petit décalage pour la passe, et conclusion de Losada avec un contrôle/frappe en pivot qui trompe la vigilance de la gardienne Diaz. (1-0 à la 13è min.)

Engagement du Costa Rica. Long ballon côté gauche, déviation, débordement et centre en retrait pour Rodriguez, qui en trente secondes égalise! La Roja a clairement manqué de concentration après cet avantage du score. (1-1 à la 14è min.)

Tout est à refaire pour l’Espagne, qui depuis l’égalisation, tente de contourner le bloc défensif adverse jusqu’à la fin de la première période, sans résultat. Le Costa Rica obtient sa première récupération de balle dans la moitié de terrain espagnole à la 28è minute, qui se finit par une frappe trop enlevée à l’entrée de la surface.

 Ainhoa, la portière de la Roja, se met même en danger en ne sortant pas sur un ballon aérien dans sa surface, dont le rebond aurait pu la tromper. (33è min.)

Fin de la première mi-temps. Les Espagnoles manquent cruellement de créativité à l’image de Vero Boquete, pour destabiliser la ligne défensive de cette athlétique formation d’Amelia Valverde.

 

Coup d’envoi de la deuxième période. D’entrée de jeu, les joueuses du sélectionneur Ignacio Quereda mettent le paquet pour tenter de reprendre l’avantage au score. Natalia, seule aux six mètres, rate sa frappe, le ballon restant bloqué sous son pied. (46è min.)

Hermoso tente également sa chance, mais son tir est hors cadre et loin d’inquiéter la gardienne du Costa Rica. (50è min.)

 Les intentions sont bonnes pour la Roja, mais leur ligne offensive manque de percussion et de détermination pour perforer son adversaire.

A la 61è minute, Boquete perce le bloc défensif du Costa Rica pour servir Bermudez, qui frappe le ballon d’un superbe extérieur du pied gauche, mais la trajectoire sort du cadre, frustrant…

Les minutes passent et l’Espagne commence de plus en plus à s’impatienter. Les coups de pied arrêtés manquent de précision chez elle, et Diaz dans ses buts, continue à maintenir son équipe sur les bons rails avec des interventions peu académiques mais très efficaces!

La gardienne du Costa Rica nous prouve encore son talent sur cette parade à la 86è minute.

Losada s’applique à déposer le cuir en pleine lucarne, mais Diaz claque la balle hors de son but, magnifique!

Une minute plus tard, Natalia tente également sa chance, sans réussite. Son tir passe à côté du poteau, une fois encore pour les Espagnoles.

La fin du match s’approche et la Roja ne trouve pas la solution pour l’emporter.

L’arbitre siffle la fin de la rencontre après un peu plus de 90 minutes. L’Espagne, reine du gâchis dans cette rencontre, peut se mordre les doigts de “pied” pour ce manque total de réalisme à la finition. Le Costa Rica a tenu le résultat avec ses forces du moment, c’est à dire du cœur, du courage et de l’abnégation.

 

Dominique PHILIPPE

Dounia MESLI