Didier Ollé-Nicolle et sa capitaine, Grace Geyoro, se sont présentés en conférence de presse, juste après la défaite face à l'Olympique Lyonnais 2-1 en match retour de Champions League, synonyme d'élimination. De la déception, certes, mais du positif à tirer au sein de l'équipe parisienne, secouée par des affaires hors terrain.

 

Journaliste - Des regrets sur ce match ?

Didier Ollé-Nicolle - Des regrets, oui bien sur, ça m'ennuie de revenir là dessus. Sur le match aller, on a fait des matches très serrés, on approche du haut niveau. Notre manque d'efficacité défensive au match aller, et notre manque d'efficacité offensive en deuxième mi-temps. Je regrette, notamment pour les filles, que ça soit pas passé, car elles ont été merveilleuses de générosité. Quand on est mené sur la première situation lyonnaise, alors qu'on avait fait une bonne entame, ce n'est jamais facile. En deuxième mi-temps elle ont démonté une générosité collective très intéressante, notamment sur un 1 contre 1 avec la gardienne lyonnaise. Malheureusement il fallait après l'égalisation, prendre l'avantage et avec l'appui du public, je pense que ça aurait été très difficile à ce moment là pour les Lyonnaises.

 

Journaliste - Vous avez produit un super jeu, frustrant de ne pas réussir à avoir ce déclic ?


Grace Geyoro - Si forcément il y a de la frustration car on sait qu'on a tout donné ce soir, de produire du jeu, de repartir de derrière, de se créer des occasions. Je pense que les occasions on les a eu. Comme le coach a dit, c'est le haut niveau et on sait que quand on en loupe une on peut en louper deux et l'équipe adverse peut marquer. De la frustration mais on est assez fières de ce qu'on a pu faire. On est des compétitrices, on veut aller chercher cette qualification mais on est s'est donné à 100% et il faut surtout garder la tête haute. 
 

Journaliste - Frustration qui domine au regard de la saison ?
D.O-N. Oui bien sur car quand on débute un championnat, on sait que sauf s'il y a un pépin ou une surprise, il y a deux équipes qui sont à mano à mano entre Paris et Lyon. Il reste encore 3 matches et on doit rejouer les Lyonnaises (lors de la 21e journée). Elles ont un match certainement décisif contre le Paris FC qui est une équipe qui se construit et qui aura à coeur de montrer ses progrès.
En Champions League, notre objectif était d'arriver dans le dernier carré et que ce soit contre Lyon ou Barcelone, ça se joue à pas grand chose. Ce que je retiens, c'est une grande fierté.

On a vu une équipe parisienne qui a un vrai style et un vrai fond de jeu, qui a produit 20 très bonnes premières minutes et une bonne deuxième mi-temps. Des qualités de jeu et des qualités morales avec un nouveau plan de jeu en seconde mi-temps. Dans un premier temps, il fallait égaliser pour se redonner la possibilité de gagner ce match et j'étais persuadé qu'on allait avoir des occasions. Ca s'est passé, les filles ont élevés leur niveau, ont montrés de belles choses. En face, il y a une belle équipe lyonnaise qui était très efficace, très tueuses dans la surface. On se doit de ramener un titre au club, car il n'en n'a pas beaucoup encore dans son histoire et c'est très important d'écrire l'histoire du PSG.
 

Journaliste - Grace tu étais sur le terrain contre le Barça l'an dernier. Est-ce que tu penses que ça s'est joué à pas grand chose ? Est-ce que l'équipe a évolué par rapport à l'année dernière ?

G.G - Oui je pense que vu la physionomie du match et comment on a géré le match, on a réussi à le gérer comme il fallait parce qu'auparavant, c'était difficile à gérer. Elles ont un coup de pied arrêté et elles arrivent à le mettre, ce sont forcément des détails qui font la différence quand on arrive à ce stade de la compétition.
 

Journaliste - Sur le public

G.G. - Non au contraire ça nous a énormément poussé, ils ont été là du début à la fin, ils sont toujours derrière nous. Aujourd'hui, on voulait montrer un très beau visage pour toutes les personnes qui sont venues, pour tous les supporters qui poussent depuis le début de la saison. De voir le monde présent et le public qui n'a pas arrêté de chanter, ça nous a fait chaud au coeur surtout dans les moments difficiles et on voulait leur rendre la pareille ce soir et j'espère qu'ils vont partir avec un beau souvenir.
 

Journaliste - sur Barbora Votikova, blessée en fin de première mi-temps

D.O-N. - Elle s'est tordue le genou toute seule mais on a pas trop vu sur les images. C'est une torsion du genou donc il faut attendre lundi matin maintenant pour voir des examents complémentaires, voir un peu à froid ce qu'il en est.
 

Journaliste - Sur la titularisation de Laurina Fazer et l'expérience des remplaçantes

D.O-N - On connaît l'historique de Lyon et les titres qu'elles ont gagné, et on sait que dans le football et même le sport de haut niveau, l'expérience est importante. J'ai entendu, cette semaine, trois joueuses lyonnaises dire qu'elles avaient l'avantage à juste titre, qu'elles avaient des joueuses qui ont gagné la Champions League. Nous on a une équipe un peu plus jeune mais aussi des joueuses qui ont l'expérience par l'équipe de France ou d'autres sélections, qui ont l'habitude de se frotter aux meilleures nations et ça c'est important. On se rend compte que l'écart entre les deux équipes n'a pas été important.

On a Ramona Bachmann qui est une fille d'expérience, [Charlotte] Voll qui a été parfaite sur la deuxième mi-temps. C'est des jeunes joueuses comme Laurina Fazer qui évolue beaucoup et qui est une joueuse d'avenir pour le Paris Saint-Germain.

On a une vingtaine de joueuses, Lyon en a 4 ou 5 en plus dans le cadre des joueuses expériences. L'équipe est restée soudée très très collective malgré les pépins physiques, comme la sortie de Votikova à la mi-temps. On a démontré des choses très intéressantes avec une jeune équipe. A un moment donné, on a pas forcément des joueuses pour pouvoir modifier l'équipe.
 

Journaliste - Sur sa blessure à l'épaule

G.G - Je suis tombé sur l'épaule et ça me faisait déjà mal à l'aller. Sur une action, une joueuse me tombe dessus mais on verra comment ça évolue


Journaliste - Quel est le sentiment dans le vestiaire, après les affaires hors du terrain ?

G.G - C'est vrai qu'on a vécu une saison difficile, c'est vrai que les joueuses sont compétitrices. Il faut mètre tout ce qui est à l'extérieur de côté, et se concentrer surtout sur le terrain et c'est ce qu'on a réussi à faire.

 

 

Propos recueillis par Dounia Mesli

Karim Erradi