La réaction du coach Floriacumois, après la défaite 2-0 face à Bordeaux, mais qui n'a absolument rien à reprocher à ses joueuses. Des joueuses qui se sont données à fond, selon lui, mais qui ont manqué de "profondeur" dans leurs actions offensives. 
 

Journaliste - Ça ne veut toujours pas [au sujet d'une victoire pour le nouveau coach de Fleury, arrivé le 26 novembre 2019 au club] ?

David Fanzel - (sourire crispé) Non ça ne veut pas, ça ne veut pas. On va continuer à travailler, se réfugier derrière le travail. Je ne vois pas ce que je peux reprocher aux filles aujourd'hui, elles ont tout donné mais encore une fois, elles ne sont pas récompensées et sur le premier corner, on prend le but. Quand on sait ce qu'est l'équipe de Bordeaux, c'est difficile de revenir [au score]. On a une ou deux situations avec nos attaquantes et on ne les met pas au fond. 

Le terrain n'est pas facile [non plus], ni pour Bordeaux, ni pour nous mais on a essayé de jouer au ballon, de proposer quelque chose. C'est déjà une progression, mais après les filles donnent tout mais on a manqué de profondeur aujourd'hui, c'est la différence avec Bordeaux. Je pense que Bordeaux nous a embêté là-dessus et ce n'était pas notre cas, à chaque fois qu'on la trouve [la profondeur], on les a emmené sans se créer beaucoup de grosses occasions. Il faut continuer à travailler, on a deux matches très importants qui arrivent. On va à Soyaux et Marseille et c'est là qu'il va falloir réitérer les mêmes matches et en espérant que cela puisse nous sourire un peu.

 

"Les filles donnent tout

mais on a manqué de profondeur aujourd'hui"

 

Journaliste - Est-ce que c'est un problème de confiance aussi ?

D. F. - Non, je ne pense pas. Si on avait peur... C'est ce que je veux, mais à un moment donné, il manque la dernière passe, le dernier geste. Après, on est à Fleury, pas à Bordeaux ou Lyon (par rapport aux infrastructures, ndlr). Les filles ont de la bonne volonté et il manque ce dernier geste qui fait la différence.

 

Cœurs de Foot - On a senti tout de même  que vous vouliez mettre une stratégie en place, avec vos joueuses qui font les efforts mais ça a bloqué car Bordeaux récupérait toutes vos passes. On a l'impression que ce terrain là ne convient pas à votre équipe. Est-ce que c'est l'explication aussi de la défaite ?

D. F. - (sourire) [Ce terrain ne convient] pas du tout [à l'équipe]. On s'entraîne sur un terrain synthétique. C'est vrai que quand on a essayé le jeu long, ça a été compliqué. Le terrain ne nous a pas favorisé, c'est clair. Je suis content car quelque part, on a progressé depuis que je suis arrivé, dans le jeu et ça c'est intéressant. On a perdu mais on a pris un peu de plaisir à jouer, et ça donne encore plus de regrets parce que je me dis qu'on n'est pas loin. Effectivement [le terrain a posé problèmes], mais le haut niveau est fait de plein de petits détails qu'il nous faut [régler] pour pouvoir passer ce cap-là.

 

Journaliste - Vous allez avoir trois concurrents directs. Est-ce que c'est la que va se jouer la fin de saison.

D. F. - C'est clair que c'est là où ça va se jouer parce qu'on va à Soyaux, Marseille, Dijon même si entre-temps, on aura un match "facile" contre Lyon (sourire ironique). Et normalement ça devrait être sur le terrain synthétique. 

De toute façon, on sait que ce ne sera pas contre ces équipes-là (comme Lyon, ndlr) qu'on va se sauver, mais quand on voit la prestation de Montpellier, quand on voit [le match] d'aujourd'hui, le travail et l'investissement fait par les filles. 1 point aurait fait du bien moralement pour la confiance. Qu'on joue à la maison ou à l'extérieur, peut-être que ça nous arrange vu la qualité du terrain. Il n'y a pas 50 000 personnes, on ne joue pas à Dortmund, donc [ça change pas grand chose pour nous].

Dounia MESLI & Karim Erradi