Le Paris SG a buté offensivement sur la solide défense bordelaise. Une équipe girondine sans complexe qui aura finalement cédé aux tirs au but.

 

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Paris SG qualifié 5-4 aux tirs au but

Lieu : Bordeaux (Matmut Atlantique)

Arbitre : Mme.Goncalves

Spectateurs : 3000

Avertissements : Folkertsma (26e), Chatelin (78e), Herrera (81e) pour Bordeaux

Bordeaux : Chavas - Liaigre, Thibaud, Diaz, Lardez, Chatelin - Palis (Dehri, 80e), Folkertsma (Garbino, 61e), Herrera, Dufour- Gomes (Cardia, 65e)

Paris SG : Picaud - Li, Geyoro, De Almeida, Lawrence - Hamraoui (Fazer, 61e), Groenen (Jean-François, 46e), Martens (Vangsgaard, 61e), Bachmann - Baltimore, Diani

 

C’est passé de justesse mais c’est passé pour le Paris SG qui se qualifie pour les demi-finales de la coupe de France et qui peut donc espérer garder son trophée.

En l’espace de quelques heures, Lyon et le Paris SG ont failli ne pas voir ls demi-finales de la coupe de France. Mais les deux mastodontes du football français n’ont pas tremblé lors de leurs séances de tirs au but. Face à Bordeaux, dans un match délocalisé au Matmut Atlantique en baissé de rideau du match de Ligue 2 entre Bordeaux et Saint-Etienne, les parisiennes n’auront jamais trouvé la faille. « C’est bien pour le foot féminin que des équipes qui ne sont pas favorites rivalisent avec les gros. Voici quelques temps, la hiérarchie n’était jamais bousculée. Là, on l’a vu avec Lyon, avec nous, tout peut arriver, lance Gérard Prêcheur, le coach du Paris SG. Je félicite Bordeaux pour son match. Pour notre part, nous avons rencontré des problèmes dans la finition. Autant nous avons accumulé les buts en championnat depuis plusieurs journées, autant ce soir, nous avons rencontré des problèmes devant le but. Nous avons effectué une bien meilleure deuxième période, sous pression. Je retiens notre qualification. »

Et pourtant, les parisiennes démarrent ce match pied au plancher en s’installant dans le camp bordelais. Une attaque-défense qui débouche sur la première situation dangereuse. Martens se retrouve ainsi en position de tir mais voit le ballon repoussé façon gardienne de handball par Chavas (4e). Les joueuses de Gérard Prêcheur ne desserrent pas l’étreinte sur des bordelaises acculées dans leur camp. Les visiteuses tentent de nouveau leur chance par Baltimore. Mais le tir enroulé de la francilienne ne trouve pas le cadre bordelais (16e). Une pression et puis plus rien. Le PSG laisse des espaces, ce dont profitent les Girondines pour porter le danger en contres. Des incursions stériles mais qui ont le mérite de faire douter une équipe parisienne timorée en fin de première période.

Un groupe parisien qui revient sur la pelouse avec d’autres intentions à l’instar de ce débordement de Li côté droit qui centre au deuxième poteau pour Martens. Mais esseulée, l’internationale néerlandaise ne cadre pas sa reprise (49e). Une banderille et puis c’est tout pour un Paris SG englué qui n’arrive pas a trouver la moindre faille dans la tactique hérisson mise en place par Patrice Lair. Les minutes passent ainsi sans que les favorites parisiennes ne viennent inquiéter leurs adversaires malgré le coaching de Gérard Prêcheur qui change Groenen, Martens, et Hamraoui par Jean-François, Vangsgaard et Fazer, sans grand résultat… jusqu’à ce tir plein axe de Fazer que Chavas détourne sur la transversale et en corner (74e). Mais ça tient pour Bordeaux qui voit la séance de tirs au but se rapprocher. Un séance qui va sourire aux parisiennes après le loupé de Garbino lors du cinquième tir : « Je ressens beaucoup de frustration, lance la capitaine Andréa Lardez. On a fait ce qu’il fallait sur le terrain. On a beaucoup donné et on était peut être fatiguées pour la séance de tirs aux buts. On savait qu’il nous fallait être à la hauteur défensivement. Nous n’avons pas été payées de notre match. A nous de nous servir de cette rencontre pour rebondir. » « Nous avons fait un bon match, rebondit Constance Picaud, la gardienne parisienne. Ce fut une belle prestation de part et d’autres. Le match a duré un peu plus longtemps que prévu. Mais nous sommes restées concentrées, on a fait ce qu’il fallait lors de la séance de tirs au but. »

 « Nous sommes forcément déçues », analyse quant à elle Julie Thibaud. Et la défenseure internationale bordelaise de poursuivre. « Notre objectif était d’aller le plus loin possible. Pousser Paris aux tirs au but reste un bon résultat mais nous devions finir le travail. Nous nous sommes pourtant procurées des occasions. On apprend à tous les matchs.

 

. La rédaction