Lors d’une conférence sur le Football féminin et le leadership dans le Football au siège de la FIFA à Zurich (Suisse) - qui coïncidait avec la célébration de la journée internationale des droits des femmes - Abby Wambach, internationale américaine nous a fait part de son avis sur l’égalité par la réforme, l’engagement de la FIFA de promouvoir le Football féminin et sa vision sur son développement.

 

Élue meilleure joueuse en 2012, médaillée deux fois lors des Jeux Olympiques 2004 et 2012, l’attaquante est actuellement championne du monde avec ses coéquipières, en remportant la Coupe du Monde 2015.

 

La trentenaire qui a remporté le ballon d’or trouve que les conférences qui se focalisent sur le sport féminin sont plus fréquentes et plus proposées par la FIFA, ce qui prouve que Gianni Infantino, le président de la FIFA s’intéresse plus au football féminin « Je ne peux pas imaginer le stress qu’il subit mais c’est son métier…je suis excitée du fait qu’il voit l’évolution de la champions league…vous pouvez dire que ses paroles sont que des mots mais je pense qu’elles contribuent à des changements positifs » nous a-t-elle confié.

 

Abby Wambach a surclassé plusieurs championnes comme la Brésilienne Marta Da Silva ou encore sa coéquipière en sélection Alex Morgan, elle est consciente du fait que derrière chaque championne il y a des coulisses « la championne ne peut pas être la seule femme, il faut qu’il y ait d’autres femmes, fortes, confiantes pour s’exprimer et s’imposer dans les coulisses ou sur scènes parce que les femmes ont leur place et cette championne [Billie Jean King​, présente également à la conférence] en est l’exemple » s’il s’agissait de jouer dans des petites équipes histoire de les booster, Wambach a évité de proposer des noms de pays « je ne peux parler que pour moi ».

 

La joueuse internationale est très optimiste sur l’avenir du football féminin « Je pense qu’il y a un incroyable changement durant les dix dernières années surtout dans mon pays et j’en suis fière » elle déclare aussi que ça devient de plus en plus populaire. « Rappelez-vous le match contre la France l’année dernière [à Lorient], un des meilleurs matches. Nous n'avions pas bien joué et l’équipe a perdu (2-0) mais c’était quand même un match excitant, parce que les spectateurs aiment regarder tant que le talent et la popularité y sont ».

Dounia MESLI